Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 23:49
Nous n'étions encore que des enfants...

Ce paradis, le Climont, on y avait grandi ensemble. Depuis tout petit, j'y venais aussi souvent que possible malgré la distance qui nous séparait.

Enfants, qu'est-ce qu'on avait pu s'y amuser...
Que de souvenirs à dévaler les pentes enneigées sur nos luges faites de 3 planches de bois... et nos courses avec tonton.
Que de joie à courir après les vaches avec nos arcs en noisetier ou à faire des cabanes dans le foin de la grange.
Que de sourires à passer des journées entière à jouer au monopoly avec notre marraine.

Adolescents, on était parti à la conquète de ce lieu préservé...
Nos ballades dans la montagne : à la recherche de quelques myrtilles ou nos premières descentes sur des skis de fond!!!!
Quelle émotion : la capture de nos premières truites dans le Giessen, à la main & au filet d'un sac de patate.
Et Quelle idée, et surtout quelle galère : la construction de l'étang à grand coups de pelles et de seaux ; mais que de fou rires - comme toujours - dans cette entreprise.
Sans oublier toutes nos soirées d'été, voire nos nuits entières : dans le refuge devenu notre fief, à faire d'énormes batailles de polochons ou à jouer à super mario world pour rechercher les derniers levels cachés.
On rêvait alors de liberté, de se voir plus souvent, de pêches lointaines...

Majeurs, tous ces rêves étaient devenus accessibles...
Qu'est ce qu'on a pu rigoler lors de nos sorties "débilos" sur la canal de Marko, comme le jour où t'as pris ce t'ain de bec après lequel on courrait depuis si longtemps.
Et combien d'anecdotes incroyables quand on a commencé à skier en stations...
Comment oublier cette nuit d'avant Noël, où on est allé chercher un sapin par  -10°c et 1m de neige ; la 4L qui s'est plantée dans la montée du retour et qu'il a fallu pousser pendant plus d'une demi-heure avec 1g dans chaque bras, à mourir de rire tellement la situation paraissait surréaliste.
Quelle était belle cette insoucience qui nous unissait tant, on avait soif de vie et de découvertes...

Nous n'étions encore que des enfants... et pourtant t'es parti.
T'es parti sans moi, mais avec une partie de moi...

Presque 10 ans, déjà... et pourtant pas une journée sans...
Aujourd'hui, j'ai fui tout ce que j'aimais là-bas... j'ai fui parce que la douleur était trop forte... j'ai fui pour nous échapper...
Je ne sais pas ce qu'auraient été nos vies si... un destin tient parfois à pas grand chose.
Aujourd'hui on aurait fêté tes 30 ans, et tu me manques toujours autant.

A toi mon ami pour la vie, mon complice de toujours...

Par jehemiel - Publié dans : Famille
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